Excel et après ?

9 février 2021

Excel, et après ? Voici une question simple que vous pourriez nous poser en nous appelant ou en nous envoyant un mail pour nous solliciter. Soyons clair d’emblée, beaucoup d’analyses peuvent être menées avec un tableur. Nous l’utilisons d’ailleurs toujours chez Agaetis lorsque c’est l’outil le plus adéquat pour la tâche à accomplir.


Seulement voilà, quiconque doit multiplier des analyses variées avec Excel (ou ses concurrents Open Source) finit par se demander s’il n’y aurait pas parfois un outil ou une façon de faire plus efficace. La réponse en un mot est “oui”, mais elle ne vous apporte pas beaucoup de valeur. La réponse plus complète, elle, nécessite de se poser quelques questions.


Commencer par l’état des lieux de votre écosystème…


  • Qui utilise Excel au sein de mon organisation pour analyser des données ?

Cette première question recense le nombre de personnes potentielles qui basculeraient vers la nouvelle solution. L’accompagnement dans cette transition sera personnalisé si une seule personne est concernée mais sera plus général s’il s’agit d’un groupe de personnes. Dans le cas où des dizaines de personnes sont concernées, un premier groupe devra être identifié pour être formé. C’est ce groupe d’ambassadeurs qui contribuera à la formation ultérieure de leurs collègues.


  • Quelles données sont utilisées (type, volume, accès…) et quels sont les objectifs ?

Lister les données entrantes et les objectifs de chaque analyse donne une vision globale sur les données à ingérer et sur le format des livrables à produire.


  • Qui bénéficie des conclusions de ces analyses ?

Les livrables produits dépendent des personnes à qui ils sont adressés. Cette question évalue également le nombre de personnes à qui sont destinés les résultats des analyses.


  • Quel est le niveau d’expertise et d’appétence de chacun (programmation, mathématiques…) ? 

Ici il s’agit d’évaluer les compétences en interne et les volontés de chacun à se former sur une nouvelle technologie. Cela permet d’estimer un éventuel besoin d’externalisation ou d’orienter vers une solution peu coûteuse en temps de formation.


… pour bien déterminer vers quelle solution vous tourner.


Les deux solutions les plus répandues sont les logiciels de BI et les notebooks. D’autres solutions plus marginales peuvent être envisagées mais nous ne les aborderons pas ici.


Les logiciels de BI (Business Intelligence) sont conçus pour faciliter l’ingestion de données, sa mise en forme plus ou moins complexe, et sa restitution sous forme de visuels poussés (communément appelés dashboard). Ils ont les défauts de leurs avantages : des visuels préconçus nombreux et paramétrables mais peu flexibles, des outils facilitant l’ingestion de données mais limités, un code propriétaire (1)  maintenu mais pas modifiable. Ils incarnent donc une suite logique à Excel car ils ne nécessitent pas une formation conséquente pour leur prise en main.


Les notebooks sont des interfaces de programmation interactive. Ils sont généralement structurés autour de cellules qui contiennent chacune des lignes de code exécutables indépendamment ou conjointement. Chaque résultat d’une cellule est directement visualisable : simple opération arithmétique, mise en forme de données dans un tableau, graphique… Cette solution nécessite donc la maîtrise d’un langage informatique : Python, R ou encore Julia parmi les plus connus.

Résumons les avantages et inconvénients de chacun :


Le choix de l’outil dépend donc en résumé des compétences que vous avez en interne, du budget et du temps à votre disposition pour effectuer la tâche voulue et de la maintenabilité de la solution obtenue.

Choisir l’une ou l’autre de ces familles d’outils n’est pas non plus irréversible. Que vous hésitiez encore entre les deux ou que vous souhaitiez basculer vers une nouvelle solution, n’hésitez pas à prendre conseil auprès d’entreprises spécialisées.


Note :
1 : Notons qu’il existe quelques logiciels de BI open source

Ressources Agaetis

par Achats Agaetis 26 novembre 2025
Le contexte du projet : Groupe Aérospatial souhaitait optimiser le temps de contrôle dimensionnel des réservoirs de son lanceur spatial. Les méthodes traditionnelles, longues et peu satisfaisantes, ralentissaient la production et augmentaient les risques d’erreurs. Le besoin était de développer une application de contrôle qualité et dimensionnel intégrant de nouveaux moyens de mesure plus rapides et précis. L’objectifs : L’objectif principal était de concevoir et déployer une application installée sur un PC concentrateur capable de : lancer différents programmes de contrôle dimensionnel, intégrer des technologies de mesure avancées (profilomètres lasers, trackers laser), et améliorer la précision et la répétabilité des contrôles. Durée de mission : Mission de plusieurs mois, de la conception logicielle à la formation des équipes, en passant par l’intégration et les tests. Mise en œuvre : Agaetis a déployé une approche technique et collaborative : Développement de l’application : architecture logicielle adaptée aux besoins d’intégration industrielle. Collecte et traitement des données : intégration des mesures issues des machines à commande numérique, trackers laser et profilomètres. Optimisation des processus : automatisation des contrôles pour gagner en rapidité et réduire les erreurs. Accompagnement & formation : transfert de compétences aux équipes internes pour assurer la continuité. Résultats obtenus : Temps de contrôle réduit : amélioration notable de la productivité. Précision accrue : fiabilisation des mesures grâce à l’intégration de nouvelles technologies. Réduction des erreurs : contrôles plus rapides et répétables. Compétences préservées : maintien de la connaissance technique dans l’organisation. Facteurs clés de succès : Expertise technique d’Agaetis en développement industriel et IoT . Grande flexibilité dans la collaboration avec le client. Intégration fluide des données issues de différents équipements. Approche orientée impact et résultats mesurables. Et vous ? Vous vous interrogez sur : l’optimisation de vos processus de contrôle industriel, l’intégration de nouvelles technologies de mesure, ou la digitalisation de vos applications qualité ? 👉 Contactez nos experts pour moderniser vos contrôles industriels et accroître votre performance opérationnelle.
par David Walter 26 novembre 2025
Directus est-il l’avenir du Low Code ? 1. Comprendre le contexte : le rêve et les limites du Low Code L’essor des outils Low Code et No Code Les solutions no-code visent à simplifier complètement le processus, offrant des interfaces visuelles de type drag&drop, tandis que les plateformes low-code combinent cette simplicité avec la possibilité d’intégrer du code personnalisé pour des besoins plus avancés. Ces outils ont progressivement trouvé leur place dans les entreprises, permettant de créer des POC rapidement ou de moderniser des processus internes simples. Les premiers outils donnant accès à des fonctionnalités de développement simplifiées sont apparus dans les années 90 et début 2000. Mais par leur coût, ils étaient réservés à de grandes entreprises, mais avaient des possibilités limitées et restaient peu scalables. Les outils low code/no code comme nous les connaissons aujourd’hui se sont popularisés au début des années 2010 en réponse à la demande croissante des entreprises pour la digitalisation de processus métiers. Face à la forte demande de développeurs et à la complexité croissante des projets numériques, ces plateformes ont permis à des utilisateurs non techniques de créer des applications, automatiser des workflows et gérer des données sans écrire de code complexe. Quelques chiffres pour comprendre le phénomène Pour évaluer l’impact du no-code en France, examinons quelques statistiques significatives. Entre 2020 et 2025, le no-code est passé d'une tendance émergente à une solution adoptée par une majorité d'entreprises. Une étude réalisée par Hostinger révèle que 71 % des cadres et dirigeants français ont adopté des solutions no-code en 2025 , contre seulement 25 % en 2020. Cette progression illustre une mutation profonde des pratiques numériques. - No-code France : Cette communauté, initié par Contournement en 2019, est passée de 5 000 membres en 2020 à plus de 13 000 en 2025. Elle est la plus grande communauté francophone autour du No-code et regroupe professionnels, freelances et passionnés. - Le SFPN (Société Française des Professionnels du No-code) : Créée en 2020, son but est de fédérer et représenter le No-code au niveau national. Elle organise des événements tels que le Tour de France du No-code et le No-code Summit, et a vu ses adhérents tripler pour atteindre 1 500 membres actifs en 2025. 
Show More