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Retour d’expérience sur la certification “Certified Kubernetes Administrator”

04/05/2021| Jeremy Cotineau read_time 5 min.
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Si vous suivez un peu nos séries d’articles, vous savez que Agaetis a de fortes convictions au regard de kubernetes, qui se place de plus en plus en tête des orchestrateurs de conteneurs.

Sans refaire l’historique de kubernetes, ce dernier est désormais sous la coupe de la CNCF (Cloud Native Computing Foundation) qui a pour but d’aider au développement de technologies Cloud Native.


La certification dont il est question dans cet article est dispensée par la CNCF, et vise à valider les compétences techniques d’administration de clusters kubernetes.

Cet article a pour but de faire un petit retour sur la CKA que j’ai passée en décembre 2020 dernier, nous verrons donc ensemble ce qu’est la CKA, pourquoi j’ai passé cet examen, comment je m’y suis préparé, ainsi que les petits points qui m’ont surpris et qui sont bons à savoir si vous désirez passer la certification.

Attention: Il m’est interdit de montrer publiquement les questions que j’ai eues lors de l’examen. 

La CKA en quelques chiffres

La CKA est un examen pratique, d’une durée de deux heures, composé de 15 à 20 questions, chacune donnant entre 3 et 15 points.

Il faut un total de 66 points sur 100 pour être certifié.
L’examen évolue régulièrement, d’anciens retours d’expérience parlent de 3 heures d’examen avec 77 points requis.

La correction des questions est totalement automatique, et vous obtiendrez les résultats environ 36 heures après votre passage.

L’examen suit également les évolutions de version de Kubernetes, ainsi il est important de faire de la veille sur les nouvelles fonctionnalités si vous ne les utilisez pas au quotidien.

La CKA est valable 3 ans à compter de la date d’obtention.

Si vous ratez l’examen, vous avez un an pour vous réinscrire à une autre session gratuitement.
En date du 28 mai 2019, selon la CNCF 9000 personnes ont passé l’examen et 1700 personnes l’ont obtenu, nous n’avons pas de chiffres plus récents, mais je pense que le ratio de succès est désormais plus élevé, le pourcentage de passage étant plus bas.

Pourquoi passer la CKA ?

Kubernetes est une technologie assez jeune et en constante évolution, sur laquelle nombre d’entre nous ont appris par eux même, c’est pourquoi cette certification semble être un bon moyen pour valider ses compétences et se donner confiance.

C’est également une garantie pour les entreprises et les recruteurs, même si la certification ne couvre pas tous les aspects de l’administration kubernetes au regard de la complexité de ce dernier.

Pour une entreprise qui offre du service autour de Kubernetes, il est également intéressant d’avoir plusieurs employés certifiés car il existe une certification d’entreprise (KCSP) qui a pour prérequis d’avoir au moins 3 employés CKA, et qui permet d’être référencé sur la page du CNCF.

Conditions de l’examen

Ce qu’il est important de savoir dans le déroulement de l’examen, c’est le nombre de règles à bien respecter, elles sont toutes disponibles sur le site de la certification et dans vos mails d’inscription.

Celle qui me semble la plus contraignante est de n’avoir que deux onglets sur son navigateur, un sur la session d’examen, l’autre sur la documentation de kubernetes.

Il n’est pas toléré d’avoir autre chose d’ouvert sur son ordinateur que son navigateur.

Lors de votre session, vous allez être monitoré à distance et la plupart des autres contraintes visent à garantir le bon déroulement de la session et éviter les potentielles fraudes, ainsi vous devrez être dans une pièce au calme, seul, etc.

Préparation technique

Bien que je ne puisse pas ici donner d’exemple des questions que j’ai eues, je vais faire un résumé des différents moyens pour se préparer que j’ai utilisés, et regrouper les différents conseils des autres retours d’expérience disponibles en ligne.

Valider ses compétences

Pour être à l’aise lors de l’examen, il est essentiel de bien comprendre kubernetes dans son ensemble, c’est pourquoi le tutoriel de Kelsey Hightower kubernetes the hard way est souvent conseillé.

Il permet de reconstruire de 0 un cluster, si vous y arrivez facilement alors c’est que vous êtes suffisamment à l’aise avec les concepts, si non n’hésitez pas à le faire plusieurs fois.

La problématique de ce genre d’examen est qu’il est difficile d’estimer à quoi vont ressembler les questions, sous quelle forme vont-elles être présentées.

C’est pourquoi une formation revient souvent sur le devant des retex, celle de Mumshad Mannambeth sur udemy : lien.

Cette formation est très intéressante car elle reprend tous les points du curriculum CKA, en expliquant dans le détail chaque concept.

En plus de cela, la formation propose des lab interactifs sur lesquels vous pourrez vous tester dans des conditions quasi identiques à celles de l’examen. Ces labs sont présent à la fin de chaque chapitre pour valider vos compétences, ainsi qu’à la toute fin de la formation avec plusieurs examens blancs.

Pour moi c’est cette partie interactive qui fait toute la valeur de la formation, et qui permet de ne pas arriver devant l’inconnu le jour J.

Udemy propose quasiment toujours des promotions à -90% sur les formations, vous pouvez attendre et payer la formation 15 euros.

Outils et habitudes

Si vous travaillez au quotidien avec kubernetes, vous avez probablement des habitudes de travail qui ne sont peut-être pas adaptées à l’examen.

L’examen ne dure que deux heures, et il est essentiel de faire vite et bien.

Pour cela il faut abuser des commandes impératives, qui permettront de créer des objets rapidement et sans erreur de syntaxe.

Soyez également à l’aise avec kubectl explain qui peut remplacer la documentation dans certains cas, et bien sûr faites-vous des bookmarks pour les parties de la documentation essentielles que vous savez difficiles à retenir.

Le jour J

Comme j’utilise kubernetes au quotidien dans mon travail et que je m’étais bien préparé avec les formations/exercices vus plus haut, j’étais assez confiant le jour de l’examen, bien qu’assez stressé.

J’ai installé ma salle d’examen dans les locaux de mon entreprise, je passais l’examen à 14h et suis arrivé dès le matin pour tout préparer et tester mon matériel.

Pour vérifier la compatibilité matérielle (micro/webcam) vous devez installer une extension à votre navigateur et faire un test via la page dédiée sur le portail d’examen.

J’ai deux pc avec lesquels je travaille en fonction des besoins, un linux (manjaro) et un windows.

Ce jour-là, j’ai eu la bonne idée d’emmener les deux “au cas ou”, et c’est ce qui m’a sauvé la mise, car impossible de faire fonctionner ladite extension sur mon pc linux !
Cela aurait pu m’empêcher de passer la session d’examen .


Je vous conseille fortement de tester plusieurs jours à l’avance que tout fonctionne bien avec le réseau et l’ordinateur que vous utiliserez, car si vous êtes derrière un réseau d’entreprise certaines restrictions de port peuvent entraver le portail.

Vous aurez tous les détails dans les mails/pages d’informations.

Après ce petit cafouillage mon stress a augmenté, et une fois la session d’examen débutée j’avais peur de faire des erreurs de typo dans le nommage de mes objets.

Il se trouve que les questions sont proches des examens blancs de la formation udemy, et une fois le stress redescendu j’ai pu aborder la suite plus sereinement.

Il m’a fallu 1 heure pour compléter toutes les questions (sauf une pour laquelle je n’avais aucune idée de comment la résoudre), j’ai passé l’heure restante à bien vérifier mes réponses et repasser sur toutes les questions, ce qui m’a permis de voir une ou deux petites coquilles que j’avais oubliées.

Je vous conseille fortement de garder un petit temps pour relire en détails les questions (n’hésitez pas à bien scroller l’énoncé, parfois on peut se faire avoir sur une question plus longue qu’il n’y paraît), et revérifier vos réponses.

Conclusion

Pour finir j’aimerais vous faire part de mon ressenti personnel face à la certification.

Je suis ravi de l’avoir passée avec un score de 80/100, j’ai trouvé les questions de l’examen assez faciles, cependant les choses peuvent aller très vite et une erreur de typographie sur une question difficile aurait pu me coûter l’examen.

C’est pourquoi bien que la plupart des questions ne soient pas insurmontables, l’examen lui-même demande beaucoup de rigueur et de concentration.

Si vous êtes encore réticent à l’idée de passer cette certification, nous espérons que cet article vous a donné envie de sauter le pas et si vous avez la moindre question n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de vous répondre ! 

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